Mon Espace Santé : comment est calculé l’indice de sobriété environnementale des applications référencées ?

Mon Espace Santé est un outil numérique permettant aux Français de stocker leurs documents et leurs données de santé. Cet espace met également en avant diverses applications de santé auprès de ses utilisateurs. Pour être référencées, celles-ci ont dû calculer leur indice de sobriété environnementale. Greenspector, qui a conçu cet indice, dévoile sa méthodologie.

Pour être référencées sur Mon Espace Santé, une cinquantaine d’applications de santé ont dû calculer leur indice de sobriété environnementale. Cet indice est calculé à partir de trois mesures (énergie consommée, performance de l’application et des services, données échangées) prises tout au long d’un parcours d’utilisation et comparées à des seuils.

Trois mesures retenues

Spécialisée dans les outils de mesure, la société Greenspector a conçu cet outil en marque blanche pour la Délégation ministérielle au Numérique en Santé et l’Agence du Numérique en Santé (ANS). Interrogé par mind, Thierry Leboucq, président de Greespector, détaille la méthodologie utilisée. “Les acteurs se connectent et peuvent simuler un nouveau parcours, étape par étape en écrivant un petit scénario qui va être envoyé à un banc de mesure, sans installation préalable pour l’utilisateur. Tous les critères sont pondérés au même niveau parce qu’ils participent tous les trois à des impacts différents. 

« Plus de 300 acteurs potentiellement concernés par l’écoscore »

« Tous ces aspects sont assez techniques, reconnaît Thierry Leboucq, mais il permettent de se représenter l’ensemble de la chaîne. Il faut bien voir, ajoute-t-il, que 70 à 80% de l’impact se situe côté utilisateur. La part restante se répartit entre le réseau et le data center, pour acheminer la donnée. Nous avons donc mis surtout l’accent sur la qualité de la mesure côté utilisateur, en tâchant d’avoir une mesure universelle, que l’on soit sur une application mobile ou un portail web.”

Thierry Leboucq précise que “plus de 300 acteurs sont potentiellement concernés par l’écoscore. Le ministère a voulu que ce scoring soit rendu public afin qu’ils puissent non seulement s’évaluer mais aussi se comparer. Cela permet de créer une émulation et une bonne visibilité”.

Ces écoscores, publiés en mai par l’Agence du Numérique en Santé, montrent que si la majorité de ces services sont prêts pour l’expérience mobile, des améliorations sont nécessaires pour plus d’un tiers d’entre eux.