TEST 15 JOURS

Réutilisation des données de santé : la France peut faire (beaucoup) mieux

Le 17 mai dernier, l’ancien ministre de la Santé, François Braun annonçait qu’il confiait au conseiller d’État Jérôme Marchand-Arvier, la mission de préfigurer la feuille de route dédiée à la réutilisation des  données de santé (mind Health avait alors pu obtenir sa lettre de mission). Attendus pour septembre 2023, les résultats de ces travaux ont été rendus publics le 18 janvier 2024, dans un rapport de 150 pages intitulé “Fédérer les acteurs de l’écosystème pour libérer l’utilisation secondaire des données de santé”. Un rapport plutôt sévère qui recommande de nombreux ajustements politiques. Décryptage.

Par Romain Bonfillon. Publié le 19 janvier 2024 à 15h05 - Mis à jour le 09 février 2024 à 11h20

L’utilisation secondaire des bases de données en santé est un enjeu stratégique important pour la France. À titre d’exemple, précisent les auteurs du rapport “l’utilisation de données de vie réelle constitue un potentiel important pour l’évaluation des produits de santé” et notent que “dans ce contexte, le positionnement de la France apparaît relativement en retrait par rapport à d’autres pays étrangers, un certain nombre d’entreprises et de chercheurs français privilégiant l’utilisation de données à l’étranger, auprès de pays très compétitifs dans ce domaine (notamment les États-Unis, Israël et le Royaume-Uni). 

D’où l’ambition de la mission conduite par Jérôme Marchand-Arvier, Stéphanie Allassonnière, Anne-Sophie Jannot et Aymeril Hoang : émettre des recommandations destinées à “alimenter une stratégie ambitieuse d’utilisation secondaire des données de santé”, pour “améliorer la compétitivité française en matière de recherche et d’innovation”.

Un patrimoine sous-exploité

Si la France dispose d’un patrimoine de données de santé très riche, ce dernier est, relève le rapport “encore cloisonné et peu interopérable”et “son potentiel d’exploitation (-) peut encore être décuplé par des appariements plus fréquents et plus rapides avec des données médicales ou avec des données d’autres champs sectoriels (données socio-fiscales,…

Besoin d’informations complémentaires ?

Contactez

le service d’études à la demande de mind

À lire

Utilisation des données de santé : beaucoup plus de bénéfices que de risques, selon le HDH

Entretien

Julien Guérin (Institut Curie) : "Il nous faut trouver en France un bon équilibre entre innovation et régulation"

analyses

Accès aux données du SNDS : qui sont les acteurs qui en font la demande ?