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France : l’index de l’égalité professionnelle révèle un plafond de verre persistant pour les femmes dans plusieurs secteurs

mind RH a analysé pour la quatrième fois l’index de l’égalité professionnelle. Si la note moyenne continue de progresser, certains secteurs restent en retard, comme la construction, les industries extractives et celui de l’information et de la communication. Les données montrent que c’est sur les plus hautes rémunérations, comme la présence des femmes aux postes de dirigeants, que les entreprises doivent particulièrement progresser. L’index, peinant sous sa forme actuelle à briser le plafond de verre des femmes dans la vie professionnelle, sera prochainement réformé.

Par Rudy Degardin et Antoine Piel. Publié le 29 mars 2024 à 14h35 - Mis à jour le 03 avril 2024 à 10h27

Pour la quatrième année consécutive, mind RH a analysé les données du ministère du Travail compilant les données déclarées par les entreprises. La moyenne s’établit en 2023 à 88,2 sur 100 sur les 17 877 sociétés de plus de 50 salariés ayant communiqué leur note le 12 mars 2024, contre 87,5 en 2022 et 85,9 en 2021. “Depuis 2019, la note moyenne à l’Index augmente de 3,6 points et la part des notes inférieures à 75 se réduit de moitié”, constate la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) dans son rapport annuel. Trois entreprises sur quatre ont à présent une note supérieure à 85, et une sur deux plus de 90 sur 100. L’index de l’égalité professionnelle, de 0 à 100, est l’addition de points calculés sur les critères suivants : l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points) à niveau de poste égal, l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points), la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points) sur des données fournies par les sociétés elles-mêmes. 

Selon le ministère du Travail, 77 % des entreprises concernées par l’obligation de publication avaient partagé leur score le 1er mars 2024, une progression de 5 points sur un an. En deçà d’un seuil de 75 points sur 100, l’entreprise est dans l’obligation de définir et mettre en œuvre des mesures correctrices, dans un délai de trois ans, si possible par la signature d’un accord d’entreprise, sinon par une décision unilatérale après consultation du CSE. En 2023, 1 206 entreprises ne l’atteignaient pas, soit 6,7 % de celles qui ont partagé leurs chiffres (contre 7,9 % en 2022 et 9,7 % en 2021).…

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