Allemagne : le casse-tête des initiatives d’entreprises contre l’extrême droite

Dans le monde très réglé de l’économie sociale de marché allemande, les entreprises ont généralement évité les prises de positions politiques en externe et, encore plus, en interne. Mais la forte progression d’une extrême droite dont le programme est considéré comme dangereux pour l’économie nationale, pousse de plus en plus d’entreprises et de syndicats à prendre position auprès de leurs salariés, via des actions variées et concrètes.  

Par Thomas Schnee. Publié le 29 avril 2024 à 9h30 - Mis à jour le 29 avril 2024 à 16h04

Celui qui remet en question les valeurs de la Constitution ne met pas seulement en danger l’ordre fondamental libéral et démocratique, expliquait, fin janvier dernier, Ulrich Reuter, président de l’Association allemande des caisses d’épargne et des banques de virement (DSGV) : « Nous dépendons impérativement de la coopération internationale, y compris de l’immigration ciblée, sur le plan économique ». Et il est clair que « les chercheurs étrangers de haut niveau, les ouvriers spécialisés étrangers ou le personnel soignant étranger ne viennent pas en Allemagne s’ils doivent craindre à l’avenir d’y être rejetés ou même déportés ». Actuellement, 1,7 millions d’emplois ne sont pas occupés faute de candidats. Par ailleurs, d’ici à 2035, près de 7 millions de baby-boomers partiront à la retraite. L’Agence fédérale pour l’emploi évalue à un minimum de 400 000, le nombre d’immigrés nécessaires chaque année pour stabiliser le marché de l’emploi.…

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