Belgique : Engie Electrabel offre une prime égale à un an de salaire pour éviter les départs

Par Nathalie Tran. Publié le 10 décembre 2021 à 11h07 - Mis à jour le 10 décembre 2021 à 14h19

Engie Electrabel a présenté, le 7 décembre, un plan de rétention pour ses 2 000 collaborateurs des centrales de Doel et Tihange, selon l’agence de presse Belga. Alors que l’énergéticien a annoncé, le 17 novembre 2020, la fin de l’activité de ses sept sites nucléaires belges pour 2025, la prolongation ou non des deux réacteurs les plus récents n’a toujours pas été actée. Selon Vincent Franco, délégué syndical Gazelco du site de Tihange, Engie Electrabel, a fait savoir que le groupe se réservait le droit de dire non à une prolongation si celle-ci n’était pas de dix ans au minimum pour assurer le retour sur investissement. Le gouvernement fédéral s’est laissé, quant à lui,  jusqu’à la fin de l’année pour prendre sa décision. Redoutant que ses salariés ne partent avant la fermeture, afin de se reconvertir vers d’autres industries, l’entreprise offre au personnel sous contrat à durée indéterminée une garantie d’emploi jusqu’à la fin 2027, soit deux ans après l’arrêt prévu des sept réacteurs nucléaires. Pour les salariés de 45 ans ou plus (la moitié du personnel), l’entreprise garantit une sécurité d’emploi jusqu’à la fin de leur carrière. Enfin, pour ceux qui prévoient néanmoins de partir, Engie propose une prime équivalente à un an de salaire annuel brut, s’ils s’engagent à rester jusqu’en juillet 2026. Une enveloppe de 18 millions d’euros est par ailleurs prévue pour la formation du personnel. La proposition sera seulement validée lorsque le gouvernement fédéral aura confirmé la sortie du nucléaire pour fin 2025.

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