À l’occasion d’une conférence sur l’adoption de l’intelligence artificielle générative au sein du groupe, BPCE a évoqué ses travaux sur l’IA agentique (qui a la capacité d’agir de façon autonome). “Nous allons privilégier une approche pragmatique, en expérimentant en conditions réelles sur quelques processus, avance Luc Barnaud, chief data and AI officer du groupe. Cela concerne déjà la souscription de crédit chez Oney, mais aussi des opérations de back office ou de contrôle interne.”
Un prototype est en effet en cours d’entraînement chez Oney, et il sera testé d’ici la fin de l’année auprès d’utilisateurs, indique Renaud Ferran, directeur digital de l’entité. “Nous allons basculer d’un parcours figé à une expérience conversationnelle plus libre et fluide, un chat dans lequel pourra s’exprimer. Puis, un système d’IA orchestrateur coordonnant plusieurs autres systèmes d’IA (analyse du risque, contrôle de la fraude…) prendra la main.”
Luc Barnaud prévoit “encore quelques mois d’expérimentation avant d’envisager un passage à l’échelle, selon les bénéfices métiers, les garanties de performance et de robustesse et l’intégration sécurisée dans nos business”.
À retenir : Payplug, PSP du groupe, indique que des travaux de R&D sont en cours concernant le paiement agentique. “Nous allons devoir faire évoluer nos systèmes de paiement pour leur permettre de traiter des transactions exécutées de manière autonome par des agents, explique Antoine Grimaud, dirigeant. Payplug s’est associé aux travaux de Google pour créer A2P afin de sécuriser et standardiser les transactions IA et créer de l’interopérabilité. Nous regardons aussi la possibilité de créer notre propre serveur MCP [model context protocol, une surcouche aux API traditionnelles qui joue le rôle de notice d’utilisation pour les agents IA, Ndlr], ou encore d’exposer nos services via les API d’OpenAI permettant d’initier des transactions à partir de ChatGPT.”