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Wakam
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Moonshot Insurance
API, insurtech
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Qover
assurance dommages
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João Cardoso
Cofondateur et CEO Lovys depuis septembre 2017
L’assurance ne s’achète pas, elle se vend. Cette maxime, connue de longue date des assureurs, pourrait prendre un nouveau sens avec le développement du concept d’assurance embarquée (“embedded insurance” en anglais). Cette approche consiste à intégrer de manière fluide et pertinente la souscription du produit d’assurance dans le parcours d’achat d’un bien ou service proposé par un tiers, ainsi qu’à simplifier le processus d’indemnisation. Une logique qui se marie à merveille avec les écosystèmes numériques, dans l’e-commerce, la mobilité, la “gig economy” (l’économie à la tâche), la fintech, etc. Et à clé, de nouvelles sources de revenus et un enrichissement de la proposition de valeur pour les distributeurs. Selon le consultant Simon Torrance, les primes brutes émises via l’assurance embarquée sur le segment dommages pourraient dépasser les 700 milliards de dollars d’ici 2030, soit 25 % du marché total au niveau mondial.
Un potentiel de marché révolutionné
“Alors que nombre d’assureurs sont obsédés par la perspective d’une réglementation open insurance, la réalité du marché montre que la demande est tirée par les plateformes et écosystèmes numériques. Aujourd’hui, le goulot d’étranglement pour une start-up comme Weecover (dans laquelle astorya.vc a investi, ndlr), c’est lorsqu’elle se retourne vers le marché pour voir si un assureur est en mesure de lui apporter la capacité pour lancer un produit”, souligne Florian Graillot, cofondateur et partner d’Astorya.vc, une structure d’investissement early-stage dédiée à la thématique assurance. Basée à Barcelone et fondée par Jordi Pages, un ancien responsable de Zurich en Espagne, la start-up Weecover propose d’intégrer directement dans le tunnel d’achat des sites e-commerce une proposition d’assurance (santé animale, mobilité…) à souscrire en un clic.
L’open insurance, un mouvement à deux faces
Cette dynamique de l’assurance embarquée s’inscrit dans le mouvement plus large de l’open insurance, similaire à celui de l’open banking bien qu’il ne soit pas poussé par des exigences réglementaires. “Une vingtaine de start-up de l’insurtech sont positionnées sur cette thématique en Europe, commente Florian Graillot, cofondateur et partner d’Astorya.vc. Schématiquement, elles se scindent en deux catégories : du côté de la demande, elles servent les plateformes et des acteurs de l’e-commerce (comme Qover en Belgique, Weecover en Espagne, Moonshot Insurance en France, ndlr), et du côté de l’offre, elles s’adressent aux assureurs (comme Kasko par exemple, ndlr)”.