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Thomas Reynaud
Cofondateur et CEO Garantme depuis mars 2017
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Matthieu Luneau
Operating partner depuis février 2024
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Julien Chenet
Cofondateur et CEO Cautioneo depuis septembre 2017
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Thomas Neuraz
Cofondateur et CEO SmartGarant depuis juin 2019
Le marché de la garantie locative en France est particulier, dans le sens où il est principalement occupé par “trois acteurs quasiment nés en même temps” : Garantme, Unkle et Cautioneo, il y a trois ans, explique Julien Chenet, cofondateur et CEO de Cautioneo. Peu d’entreprises – traditionnelles ou start-up – se sont risquées à les concurrencer. L’acteur Youse, filiale à 100 % de CNP Assurances, s’était lancé sur le créneau en juin 2018 mais a fermé boutique 18 mois plus tard car “les équilibres économiques n’avaient pas été atteints”. Bonapart, fondé en juin 2018 par Fabrice Le Parc, a également fermé ses portes deux ans plus tard. Le marché a aussi accueilli SmartGarant, peu de temps après les autres (création en août 2019). Son fondateur et CEO Thomas Neuraz confie à mind Fintech s’être inspiré de TheGuarantors, un courtier qui s’est lancé sur le même créneau aux Etats-Unis en 2015. Quatre entreprises sont donc toujours en place et continuent “d’évangéliser” le marché, selon Julien Chenet.
Proposition de valeur
La garantie locative est un segment du marché de l’assurance qui propose aux locataires en quête d’un bien d’être leur garant en contrepartie d’une prime versée chaque mois, sur le modèle inversé de la garantie des loyers impayés (GLI) du côté des propriétaires. Elle vient également en complément des solutions institutionnelles comme la garantie gratuite Visale (portée par Action Logement) qui “n’est pas adaptée à tous les profils de locataires” et qui impose des restrictions en termes d’âge, d’activité et de plafond de loyer, décrit Matthieu Luneau, cofondateur et CEO d’Unkle (voir les critères d’éligibilité de la garantie Visale).
La garantie locative répond à un besoin croissant, né des évolutions du marché du travail. “Les profils des clients se sont complexifiés, estime Julien Chenet. Il y a plus de mobilité professionnelle et de formats de travail différents.” Ces transformations ont un impact sur les candidats à la location, qui ne disposent pas forcément d’un CDI ou de revenus mensuels suffisamment stables pour obtenir un logement. D’autre part, les propriétaires exigent souvent des revenus jusqu’à trois fois supérieurs au loyer, ainsi qu’un ou des garants. Ainsi, les solutions des quatre acteurs ciblent des clients aux profils “atypiques” – l’emploi à durée indéterminée étant la norme pour plus de 75 % des actifs en France, en 2020, selon l’Insee – et/ou réputés risqués financièrement. “Seules les personnes au RSA et au chômage” ne peuvent pas être accompagnés, confie Thomas Neuraz. Par ailleurs, “nous avons beaucoup de jeunes actifs qui, lorsqu’ils signent leur premier CDI, n’ont pas envie de demander à leurs parents de se porter garants”, confie Julien Chenet. Il aborde également les “parcours de vie” : “divorces, pertes d’emploi ou projets de mobilité” qui peuvent engendrer des retours à la location.
En outre, si la solution aide les accédants à la location, elle arrange également les propriétaires en leur évitant de souscrire une GLI.