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Les temps ont changé pour l’insurtech. Après avoir culminé à 14,5 milliards de dollars en 2021, les augmentations de capital bouclées par les start-up du secteur sont retombées à 7,3 milliards de dollars en 2022, selon une étude du cabinet BCG. “Dans le contexte actuel de retournement de marché, les investisseurs sont devenus plus prudents dans le déploiement des capitaux et effectuent des vérifications préalables plus approfondies. Après avoir vu ce qu’il est advenu des valorisations des sociétés cotées, les investisseurs dans les insurtech non cotées exigent plus d’efficacité, de durabilité et de solides performances opérationnelles et financières”, soulignent les auteurs du rapport.
La débâcle a été manifeste pour les insurtech qui ont fait le choix d’aller en Bourse. Elles se valorisent en moyenne 0,2 fois les primes acquises en 2023, contre un multiple de 9,7 en 2022 et de 27,5 en 2021, indique une note d’Equal Ventures. “Il faut toutefois garder à l’esprit que la plupart des insurtech cotées, actives aux États-Unis, ont la particularité d’être des acteurs full-stack, avec un agrément d’assureur. À titre de comparaison, seulement 2 % des start-up insurtech ayant levé des fonds au cours des cinq dernières années en Europe présentent ce type de positionnement”, explique Florian Graillot, founding partner chez Astorya.io.