Fatou Diagne (Bootstrap Europe) : “Nous levons 350 millions d’euros pour notre quatrième fonds”

Depuis la mi-2022, les conditions de financement en capital-risque se dégradent pour les start-up, et notamment sur le segment fintech. Les acteurs du venture debt sont l’une des alternatives pour continuer à lever des fonds durant cette période, mais ceux-ci sont aussi devenus plus exigeants. mind Fintech fait le point avec Fatou Diagne, cofondatrice et managing partner de Bootstrap Europe.

Par Caroline Soutarson. Publié le 03 avril 2024 à 15h14 - Mis à jour le 03 avril 2024 à 12h29
Fatou Diagne

Vous avez cofondé Bootstrap Europe en 2015 avec Stephanie Heller. Quel était l’objectif ?

Le venture debt existe aux États-Unis depuis les années 1980. Mais c’est un type d’investissement encore peu développé en Europe, et notamment en France. Il a pourtant un avantage par rapport à l’equity : il n’engendre pas de dilution du capital. C’est pourquoi nous avons eu l’idée de fonder Bootstrap Europe [en 2015, le volume des opérations en venture debt représentait 10 % du marché du capital-risque en Europe selon Houlihan Lokey. Voir graphique ci-dessous, Ndlr].

Source : Houlihan Lokey (2024)

Pourquoi la France ne s’est pas encore emparée du venture debt ?

De manière générale, la France est une géographie où les prêteurs n’aiment pas venir à cause du système de faillite des entreprises qui contient beaucoup de clauses. La SVB (Silicon Valley Bank, Ndlr), dont nous avons racheté le portefeuille [d’engagements de prêts, Ndlr] allemand, n’y investissait pas, par exemple.

Combien de fonds avez-vous lancés et pour quels montants ?

Nous avons lancé trois fonds depuis notre création en 2015 : le premier en 2016,…

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