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Société Générale
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Julio Lopez
Deputy CIO for Group Data and Digital foundations Société Générale depuis octobre 2020
Le cabinet de recherche Gartner estime que la demande d’applications mobiles augmente cinq fois plus vite que la capacité de l’IT à délivrer, c’est-à-dire à les concevoir. Mais les développements des organisations ne se limitent pas au mobile. Sur cinq ans, 500 millions de nouvelles applications seront créées, en particulier pour répondre aux enjeux d’accélération de la transformation digitale.
IDC estime à ce titre qu’en 2023, 25 % des grandes entreprises européennes deviendront des producteurs de logiciel. Leur motivation : se transformer et maintenir leur position de marché. Les ressources, en particulier humaines, sont cependant limitées, pour des raisons de coûts, mais aussi de pénurie de développeurs.
70 % des nouvelles applications en low code ou no code en 2025
Banques et assurances cherchent donc un moyen de concilier réduction du time-to-market et meilleure adéquation aux besoins, des collaborateurs comme des clients. Une des solutions consiste donc à accroître le recours à l’automatisation. La RPA (Robotic Process Automation), déjà largement déployée dans le secteur, est ainsi étendue à de nouveaux processus, grâce notamment à un couplage avec l’intelligence artificielle ou le process mining.
Mais les technologies low-code et no-code constituent aussi de plus en plus un outil de la panoplie technologique. D’ailleurs, Gartner prévoit que d’ici 2025, 70 % des nouvelles applications en entreprise seront développées via des technologies low-code ou no-code. En 2020, cette part était de tout juste 25 %.
Le low-code/no-code (LCNC) englobe des solutions très diverses allant de la plateforme complète de développement aux fonctionnalités embarquées dans des applications verticales, CRM, ERP ou logiciel collaboratif, par exemple. Appliqué à la relation client, le LCNC permettra à un collaborateur métier, sans compétences en développement logiciel, de concevoir un formulaire.
De manière générale, la finalité du low-code et du no-code (qu’il convient de distinguer cependant) est de réaliser et de déployer rapidement des applications métier, à faible coût et en un temps record par rapport à des développements classiques nécessitant des compétences spécialisées.
Santander Consumer Banque crée un centre d’excellence low-code
L’introduction de ces technologies dans les fonctions d’une organisation constitue donc une rupture. L’IT était jusqu’à récemment encore le seul maître d’œuvre des développements digitaux – constituant souvent un goulet d’étranglement.