Quel bilan pour la plateforme d’open banking Tink, rachetée par Visa en 2021, six ans après son lancement dans l’Hexagone ? Tink a ouvert un bureau en 2019 en France et y compte désormais une équipe d’une dizaine de personnes, pour moitié des profils data et pour moitié des profils paiement, indique Mathieu Péré, directeur France et Europe du Sud. Mais la société ne communique pas son nombre de clients français et ne dévoile qu’une poignée d’entre eux.
Mathieu Péré évoque notamment le spécialiste du paiement Lydia-Sumeria, qui s’appuie sur Tink depuis deux ans pour le chargement du wallet. “Initialement, ils faisaient appel à nous pour l’agrégation de données à l’étranger, mais aujourd’hui le cas d’usage du paiement est devenu plus important.” Le partenariat avait été annoncé fin 2020, Tink étant alors utilisé en parallèle de Powens. Lydia conserve l’usage des deux plateformes, mais se repose exclusivement sur Tink pour le chargement des wallets.
Le responsable Europe du Sud mentionne aussi le segment du scoring de crédit, avec Younited, client depuis 2023, et Alma, qui recourt aussi à Powens, et le segment crypto, avec Bitstack, également client de Powens. “Chez les grandes banques, BNP Paribas est notre partenaire historique”. Tink avait en effet été choisi par BNP Paribas Fortis en Belgique puis Banca Nazionale del Lavoro (BNL) en Italie en 2020, mais le groupe utilise par ailleurs Powens en France.
La solution est donc souvent déployée chez les Français en complément de Powens pour l’agrégation de données, car certains acteurs souhaitent avoir plusieurs solutions en cas de défaillance de l’une d’elles. Pourtant, selon Mathieu Péré, “Powens avait un ADN très tourné vers la donnée puisque la société a commencé par le screen scraping, mais beaucoup s’en sont détournés pour des raisons de compliance et de sécurité.