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Lyf Pay
paiement mobile
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Christophe Dolique
CEO Lyf Pay depuis février 2012
Qui se cache derrière Lyf Pay ?
[Article mis à jour le 09/02/2020 avec la mention aux documents comptables du groupe portant sur l’exercice 2019] Lyf Pay a été créée en mai 2017 suite à la fusion de Fivory (lancé en 2014 par Crédit Mutuel puis ralliée par Auchan, Total, Mastercard et Oney) et de Wa ! (soutenu par BNP Paribas et Carrefour mais jamais sorti de la phase de test). Carrefour est sorti du capital en 2018, suite au changement de gouvernance à la tête du groupe Carrefour. “La nouvelle direction a décidé de recentrer ses investissements sur son cœur d’activité”, explique-t-on chez Lyf Pay. La start-up est aujourd’hui détenue à 45,5% par Euro-Information (filiale informatique du Crédit Mutuel) et à 45,5% par BNP Paribas, puis à 1% par Auchan, 2,5% par Mastercard et 0,6% par Oney. Enfin, le groupe Casino, entré au capital en novembre 2018, détient 5% des parts.
Lyf Pay dispose d’un agrément d’établissement de monnaie électronique et d’une extension services de paiement, et la société s’appuie sur le Crédit Mutuel pour certaines opérations. Lyf Pay est un wallet commerçant, qui propose depuis ses débuts le paiement en magasin via QR code et le scan des cartes de fidélité puis s’est enrichi de services additionnels autour de l’expérience d’achat.
Mais, comme Lydia, la start-up a aussi une ambition plus large de “super-app” de paiement et a donc ajouté des services additionnels pour le consommateur : paiement entre particuliers depuis 2018, cagnotte depuis début 2019… “En termes d’usages, c’est assez équilibré entre les services de paiement en magasin et les services communautaires”, indique Christophe Dolique, CEO, à mind Fintech.
Le nombre de points d’encaissement au coeur de la stratégie
Le wallet commerçant est au coeur de l’offre de Lyf Pay, qui mise sur cet aspect pour séduire face aux applications de paiement comme Google Pay et Apple Pay, qui se contentent de transformer le paiement carte en paiement mobile par NFC, sans apporter de bénéfices liés à la fidélité (du moins pas en France). Problème : la fluidité de paiement n’est pas la même puisque l’utilisateur doit ouvrir l’application et faire scanner un QR code au passage en caisse, au lieu du simple “swipe” et paiement sans contact des X Pay.