Six ans après l’adoption de la directive DSP2 par le Parlement européen, et alors que les Etats membres l’ont désormais transposée dans leur droit national, comment les acteurs de la fintech s’en sont-ils emparés ? Combien de sociétés ont été autorisées à déployer un service DSP2, et lequel ? Dans quels pays exercent-elles ? Quel est leur positionnement ? En juillet 2021, mind Fintech a exploré le registre mis à disposition par l’Autorité bancaire européenne (EBA) pour tirer un nouveau bilan, un peu plus d’an après le précédent.
291 sociétés pouvaient développer un service DSP2 dans 25 pays de l’Union européenne en juillet 2021. Contre 324 en mai 2020, soit 33 de moins. Cette baisse, malgré l’ajout de nombreuses nouvelles sociétés, s’explique surtout par le retrait, après le Brexit, des sociétés britanniques du registre, alors qu’elles représentaient le principal contingent, avec 169 sociétés il y a un an. En juillet 2020, l’Autorité bancaire européenne a en effet rappelé aux « établissements de paiement et de monnaie électronique agréés au Royaume-Uni » qu’il sera « illégal pour eux de fournir des services » dans l’Union européenne après le 31 décembre 2020 sans avoir été autorisés au préalable par une autorité compétente de l’UE.