Le dernier congrès de l’AFIB a traité du rôle des ingénieurs biomédicaux dans l’évaluation des technologies de santé. Pourquoi ?
Nous sommes encore peu représentés dans le domaine de l’évaluation des technologies de santé, quand bien même nous avons les compétences techniques pour cette mission. Il existe quelques ingénieurs biomédicaux qui, dans quelques CHU, sont spécialisés dans ce domaine, mais cela demande encore à se structurer et se développer. Nous avons toute notre place et toute légitimité pour jouer un tel rôle. En revanche, concernant les évaluations médico-économiques, nous ne sommes pas des économistes de la santé. Pour faire une bonne évaluation, il y a donc un partenariat à construire entre l’ingénieur biomédical et l’économiste de la santé.
Comment avez-vous vu évoluer ces technologies numériques ? Certaines ont-elles été disruptives pour les ingénieurs biomédicaux ?
Je ne parlerai pas de technologies disruptives puisque les changements se font le plus souvent de manière incrémentale sur des technologies existantes. L’évolution vers le numérique est continue, mais elle s’est considérablement accélérée ces dernières années.