
Le point commun entre une imprimante, un test PCR et un lecteur de glycémie ? Les trois ont recours à la microfluidique. En quoi consiste-t-elle ? L’étymologie du terme est d’une grande aide pour obtenir des éclaircissements : la microfluidique allie l’échelle micro et les fluides. Il s’agit donc “de la science et des techniques des systèmes manipulant des fluides et dont au moins l’une des dimensions caractéristiques est de l’ordre du micromètre”. “La technique de la microfluidique est utilisée dans l’objectif de faire écouler des fluides (gaz ou liquides) dans des petits canaux, afin de mesurer des écoulements et de les contrôler, explique Bertrand Cinquin, ingénieur de recherche et directeur de la plateforme technologique de l’Institut Pierre-Gilles de Gennes, une communauté de chercheurs utilisant la micro et nano-fluidique et ses applications. L’idée principale de la microfluidique repose sur un travail à petite échelle pour multiplier les expériences en contrôlant facilement de nombreux paramètres, collecter une très grande quantité de données et faciliter la mesure.”
Un écosystème industriel dans le secteur de la santé
La mise en œuvre de cette technique a mis du temps à se déployer, principalement en raison de verrous technologiques importants. “Elle émerge pour des applications concrètes depuis une trentaine d’années, en profitant des avancées dans le domaine de la microélectronique”, précise Bertrand Cinquin.