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Données de santé, Oncologie
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Oncologie, Télesurveillance
Le bénéfice de la télésurveillance en oncologie n’est plus à démontrer. “Une dizaine d’études randomisées en oncologie rapportent des bénéfices autour de l’amélioration de la prise en charge des symptômes chez les patients avec un cancer en cours de traitement comme une meilleure gestion des effets secondaires, une réduction des hospitalisations en urgence. D’autres études montrent une amélioration de la dose-intensité des traitements, cela permet de délivrer des traitements plus longtemps grâce à une meilleure gestion des toxicités, une amélioration de la qualité de vie et, parfois, selon les études, une amélioration de la survie. Si et seulement si la prise en charge des alertes est assurée par des professionnels de santé, infirmières de coordination de soins et médecins. Il doit s’agir d’un parcours, une application seule ne sert à rien”, affirme le professeur Fabrice Denis, oncologue radiothérapeute au Centre de Cancérologie de la Sarthe et président de l’Institute for Smarthealth (INeS).
Des recommandations internationales de l’ESMO
Preuve que la télésurveillance s’est durablement installée dans le parcours de soins en oncologie, en avril 2022, l’European Society for Medical Oncology (ESMO), la Société européenne d’oncologie, a publié ses recommandations internationales en la matière, fruit de la collaboration de seize experts internationaux durant un an. Fabrice Denis était l’un des membres de ce groupe de travail.

“Nous avons conclu qu’il fallait privilégier les outils tout-en-un disposant d’un marquage CE de classe II, des applications permettant de suivre tous les types de cancers, tous les patients quels que soient les stades de la maladie et le moment du parcours de soins, afin de faciliter leur installation dans les établissements de santé. La mise à jour régulière des algorithmes est également fondamentale, un algorithme peut être valable à une époque et ne plus l’être cinq ans après car les traitements ainsi que les parcours de soins ont changé”, explique-t-il.