-
Frédéric Revah
directeur général
Où en est la médecine génomique aujourd’hui ? Dans la lutte contre le cancer, c’est une voie de plus en plus explorée car elle permet notamment d’établir une “carte d’identité” de la tumeur, de mieux diagnostiquer et de mettre en évidence les prédispositions génétiques aux cancers, à travers le séquençage de plusieurs gènes pour trouver des variants génétiques responsables d’un risque augmenté de cancer. Sur le volet des maladies rares, on observe que le déploiement du séquençage à haut débit (qui consiste à analyser les gènes qui composent l’ADN d’un patient) est aussi un atout pour poser un diagnostic, sachant que 80% des maladies rares sont d’origine génétique. Les signaux du marché sont encourageants, au regard des récentes avancées technologiques et des politiques qui les accompagnent.
Signaux forts et faibles
- AstraZeneca investit le champ de la médecine génomique, en signant un accord de collaboration et d’investissement avec la biotech française Cellectis, spécialisée dans la médecine génomique au stade clinique. AstraZeneca a aussi conclu récemment un accord avec Pfizer pour l’acquisition de thérapies géniques précliniques dans le traitement des maladies rares, porté par la branche Alexion, AstraZeneca Rare Disease dédiée aux maladies rares.
- Sanofi, WhiteLab Genomics, le laboratoire TaRGeT de Nantes Université et l’Institut Imagine ont lancé le consortium WIDGeT (Viral Vector Intelligent Design for Gene Therapy) visant à accélérer le développement de thérapies géniques à base de vecteurs viraux dérivés de virus adéno-associés (AAV) pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et des podocytopathies héréditaires (maladies rénales).