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Institut Curie
Essais cliniques, Hôpital, Oncologie
Quel bilan tirez-vous de l’année 2021 pour l’Institut Curie ?
Nous avons initié un chantier majeur sur le volet valorisation et partenariats industriels de l’Institut Curie en 2016, avec la refonte de la stratégie et la restructuration de la Direction en charge de ces sujets. Aujourd’hui, on en voit les résultats. Les start-up issues de l’Institut Curie ont levé 148 millions d’euros en 2021. Mnemo therapeutics, spécialisé dans les CAR-T cells, a levé 75 M€ à peine deux ans après sa création, Egle therapeutics a levé 40 M€ en série A au bout de 18 mois de création. Surtout, ces start-up grandissent vite : en 2021, Mnemo a embauché 15 personnes à Paris et 15 personnes à New York… et envisage d’en embaucher autant en 2022. Cette société va passer d’un à 80 salariés en deux ans ! Ces réussites illustrent que ce que nous avons mis en place fonctionne et se déploie aujourd’hui.
Avec la création de Ribonexus (ex Aglaia Therapeutics), l’Institut Curie signe le 28e spin-off de son programme d’incubation. Quelle est l’ambition de ce programme ?
L’Institut Curie se compose d’un centre de recherche de renommée internationale et du premier centre de lutte contre le cancer de France. Pour autant, amener une découverte issue de nos laboratoires pour soigner nos malades est impossible sans la contribution essentielle des entreprises pour assurer le développement des produits. Avec ce programme d’incubation, nous cherchons à combler petit à petit le manque que l’on avait dans notre modèle. Il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une incubation interne à l’Institut Curie. Nous ne travaillons pas sur les projets des autres. Ce programme est là pour répondre aux demandes de nos personnels, qu’ils soient salariés de l’institut ou chercheurs Inserm / CNRS hébergés à l’institut dans des unités où nous sommes en co-tutelles.
Comment procédez-vous ?
Nous menons au fil de l’eau un travail de détection et de remontée d’idées qui peuvent venir des chercheurs, des médecins ou des équipes administratives, par exemple sur la base d’un brevet que nous déposons mais aussi sur des résultats prometteurs. Quand on estime qu’un projet doit être accompagné, une convention d’incubation est mise en place avec le porteur. Ce travail d’accompagnement dure un an, renouvelable une fois. Notre idée est d’être dans une incubation au sens « biologique » du terme : l’œuf doit éclore à la fin.