Ladina Heimgartner, présidente de l’association mondiale des éditeurs de presse Wan-Ifra (et CEO de Ringier Médias Suisse), Stig Orskov, CEO de l’association, et Jean-Christophe Tortora, directeur général délégué de CMA Media, ont présenté lors d’une conférence de presse, mercredi 11 février, les contours du congrès annuel de la Wan-Ifra, que les deux structures co-organiseront du 1er au 3 juin à Marseille. Il tournera autour de trois thèmes : l’IA dans les médias, le futur du journalisme, et les revenus et le développement des médias. Un millier de professionnels des médias issus de plusieurs dizaines de pays sont attendus pour assister à des conférences avec des responsables opérationnels et des CEO (duWall Street Journal, New York Times, AFP…), des cas pratiques, une remise de prix, des expositions de prestataires et du networking. Le congrès aura lieu dans un contexte difficile pour les éditeurs et pour l‘information, ont rappelé les trois dirigeants (baisse du trafic apporté par Google au niveau mondial, relations difficiles avec les plateformes et fournisseurs d’IA, prolifération des contenus IA en ligne, etc), en présentant une étude réalisée par Wan-Ifra auprès de ses membres.
À retenir. Jean-Christophe Tortora, en charge particulièrement des activités presse de CMA Media, qui a récemment étendu ses fonctions à la direction des relations extérieures du groupe, et qui supervise l’événement en lien avec la direction de Wan-Ifra, a indiqué sa volonté de construire“un congrès utile pour mobiliser et réunir les acteurs de la presse, des technologies et du monde politique afin de parvenir à un New Deal au service de l’information et des médias”. Il a souligné la nécessité pour les éditeurs d’agir et de négocier collectivement avec les plateformes et fournisseurs d’IA, et non individuellement. “L’objectif n’est pas de trouver des accords exceptionnels pour gagner un, deux ou trois ans dans nos modèles économiques, mais de construire un cadre collectif viable sur la durée pour les médias et dans l’intérêt de toutes les parties prenantes. Le congrès de Marseille doit être le début d’un dialogue”, a-t-il ajouté. L’Apig y est associée, et les autres syndicats d’éditeurs français devraient être sollicités également. Des initiatives et des annonces d’ordre structurel pourraient être faites lors de l’événement, notamment la proposition d’un framework pour négocier les accords de licence autour de l’IA avec les acteurs technologiques. Une délégation de la Commission européenne est attendue, et le Président de la République Emmanuel Macron est espéré.