Que font les EFCA ?
Définis comme tels par Gartner depuis quelques années, les “Enhanced Finance Controls and Automation” ou EFCA constituent une sous-catégorie des “Finance Corporate Performance Management” (FCPM), ces logiciels dédiés aux directions administratives et financières et qui couvrent leurs aspects comptables – contrairement aux SCPM (“Strategic Corporate Performance Management”) qui sont eux davantage axés sur la planification, le contrôle de gestion et le pilotage de la performance.
Les EFCA se focalisent sur l’automatisation de la performance comptable. “Ils se greffent sur un système comptable et automatisent des fonctionnalités historiquement traitées manuellement”, explique King-Hée Ngo, directeur Deloitte Conseil en finance et transformation. Objectif : “apporter un gain de productivité et de traitement aux directions financières”, note Seddik Jamaï, directeur associé banque digitale chez Capgemini Consulting. “Les EFCA permettent d’automatiser 50% à 70% des activités liées au closing” ajoute-t-il. Les logiciels modélisent l’ensemble du process de clôture avec ses différents contributeurs, attribuent les tâches et les responsables et livrent un workflow en temps réel pour structurer les bonnes pratiques.
Les EFCA viennent en complément des ERP comme Oracle ou SAP pour couvrir des tâches que ces derniers n’automatisent pas – même s’ils commencent eux aussi à proposer des solutions d’automatisation des bilans comptable. Avantage des EFCA : d’abord, leur spécialisation dans la finance et la comptabilité. Et surtout, leur indépendance. “SAP et Oracle ont aussi leurs propres solutions d’optimisation et de pilotage mais elles restent aux bornes de leurs propres solutions, décrit King-Hée Ngo, de Deloitte. Par exemple, SAP propose un module pour piloter le process de clôture, SAP Financial Closing Cockpit, mais il fonctionne uniquement dans SAP.