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BNP Paribas
banque en ligne, néobanque
Pour faire face à l’évolution des usages et aux changements technologiques et réglementaires auxquels ils sont confrontés, les grands groupes bancaires français cherchent l’inspiration du côté des start-up grâce à l’open innovation. Cela peut prendre bien des formes, de la plus engageante, comme un rachat ou une prise de participation, à la plus légère, comme une rencontre sur un salon, en passant par des solutions intermédiaires, comme l’incubation ou les partenariats.
L’open innovation sous toutes ses formes
Pour les observateurs, il n’est pas toujours aisé de se faire une idée de l’énergie que consacrent les acteurs de la finance à leur stratégie d’open innovation et la taille de leur écosystème de start-up. Pour se le représenter, mind Fintech a utilisé début décembre Motherbase, un outil développé par le cabinet U Change, qui observe au jour le jour les messages émis par les comptes Twitter de dizaines de milliers de grandes entreprises et de jeunes pousses dans le monde pour identifier les interactions entre chacune d’entre elles. Il nous a permis d’avoir une meilleure compréhension des interactions des sept principaux groupes bancaires français et leurs filiales (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE, Arkéa, La Banque Postale et Crédit Mutuel) avec les start-up de la fintech.
Un avertissement : notre baromètre de l’open innovation ne tient pas compte de la nature et du degré de la relation entre grands groupes et start-up, et ne fait aucune différence entre la simple citation à l’occasion d’une rencontre lors d’un événement – comme ici entre le fondateur de l’éditeur d’outils d’intelligence artificielle à destination des banques et assurances DreamQuark avec le directeur général du groupe Société Générale – ; l’annonce de l’acquisition de l’une par l’autre, comme lorsqu’Arkéa a racheté l’agrégateur de comptes Budget Insight en juillet 2019 – ; la sélection dans un programme d’accélération – comme DreamQuark, encore, par BNP Paribas en 2018 – ; ou les partenariats – tel que celui noué depuis 2015 entre la Caisse d’Epargne (BPCE) et la plateforme de crowdfunding Happy Capital dans le cadre de l’initiative NéoBusiness (pour plus de détails, voir la méthodologie en encadré).