Quel bilan pouvez-vous dresser de la mutation de Rabobank depuis votre arrivée au poste de CDTO, en 2017 ?
Dans les deux dernières années, le mouvement le plus important est probablement celui de la transformation des ressources humaines vers une approche bizdevops [collaboration renforcée entre les équipes métiers (business), développement (development) et exploitation (operations) pour une plus grande agilité] pour le pan néerlandais de nos activités. Cela a concerné 4 000 personnes et nous permet désormais de mieux utiliser les nouvelles technologies. Ce changement ne nous est pas propre : il traverse toutes les banques du pays depuis quelques temps. Cela nous a demandé beaucoup de travail, mais nous a permis de faire évoluer nos activités, car notre but est aussi d’embarquer la totalité de la banque dans l’application que nous proposons à nos clients.
Cela a certainement eu un pendant technique. Quelle stratégie avez-vous choisi en termes d’usage d’APIs ?
Nous mettons l’accent sur une architecture découplée [le back-end sert essentiellement à construire un service, tandis que le front-end a toute latitude pour consommer le service et en gérer le rendu en fonction des terminaux, ndlr], c’est-à-dire que notre plateforme d’APIs est aussi distincte que possible des services que nous construisons dans la banque, pour permettre un développement front-end plus rapide. Front-end et back-end se connectent ensuite via ces APIs. Cela nous permet d’aller plus vite et de nous connecter aussi bien à des produits internes qu’externes.
C’est un gros chantier technologique et nous voyons cette question de la gestion des APIs devenir de plus en plus stratégique. Faut-il continuer de travailler à partir du framework que nous avons bâti nous-mêmes ou faut-il se tourner vers un partenaire, peut-être une fintech très spécialisée, qui s’y connaît mieux que nous ?