Comment est née l’application d’épargne et d’investissement Oval Money ?
Oval Money a été créé il y a deux ans environ et nous nous sommes lancés en avril 2017 en bêta privée. Mes cofondateurs et moi sommes italiens mais nous nous sommes lancés au Royaume-Uni pour profiter de l’écosystème fintech londonien. Mes cofondateurs travaillaient avant dans l’univers du crowdfunding et ont remarqué que le secteur a permis d’intéresser les plus jeunes générations à la question de l’investissement car les tickets d’investissement sont souvent faibles. Le problème, c’est que le crowdfunding propose principalement des actifs très risqués : investissement en capital dans des start-up, prêts… Nous avons voulu créer une solution offrant la possibilité aux jeunes de mettre de côté de l’argent et ensuite de l’investir dans des actifs plus traditionnels et moins risqués.
De mon côté, j’ai travaillé chez Uber où j’ai réalisé à quel point le monde du travail évolue ; désormais les jeunes ne restent plus dans la même entreprise de manière stable pendant des années et ils ont donc d’autant plus besoin de penser à leur avenir financier et de le planifier.
De ces conclusions est née Oval Money. L’application, disponible en anglais est italien, est accessible partout en Europe mais notre marché principal est l’Italie (65 à 70% de nos utilisateurs). Vient ensuite le Royaume-Uni, car c’est là que nous avons concentré nos efforts marketing. Nous réfléchissons à une expansion dans d’autres pays européens, dont la France. Notre troisième pays est d’ailleurs la France, même si c’est encore petit à l’heure actuelle.
Combien d’utilisateurs revendiquez-vous ?
Nous comptons plus de 200 000 utilisateurs. En moyenne, ils mettent de côté entre 25 et 30 euros par semaine. Ils ont souvent entre 25 et 35 ans. 98% d’entre eux travaillent, mais environ la moitié ont au moins pour partie des revenus irréguliers chaque mois provenant par exemple de la location Airbnb ou d’un travail en freelance….