La carte crypto-dynamique, lancée il y a un an et demi par le groupe Société Générale, est désormais en cours de déploiement à la Caisse d’Épargne et en pilote auprès de quelques milliers de clients chez CIC. D’autres banques, comme BNP Paribas, préparent aussi un lancement prochain.
Comment fonctionne la carte ?
Le cryptogramme, code à trois chiffres présents au dos de la carte, change automatiquement de manière régulière, toutes les heures par exemple. En cas de vol de données par piratage, celles-ci ne pourront donc pas être utilisées pour effectuer des achats frauduleux sur Internet une fois le code modifié. Même chose en cas de vol de données dans un lieu public.
Concrètement, la carte intègre un écran e-paper, une mini-batterie et une antenne NFC. Une technologie de pointe qui a obligé les fabricants à développer une batterie et un circuit imprimé électronique assez petits pour être insérés dans la carte de 0,8 mm d’épaisseur. Autres contraintes : la batterie doit pouvoir durer trois ans et le groupement des cartes bancaires CB réclamait au départ un changement de code toutes les 20 minutes. Les fabricants ne parvenaient pas à développer une batterie assez petite et capable de répondre à ces exigences jusqu’à ce qu’Idemia (entité issue de la fusion d’Oberthur et de Morpho) ait finalement réussi à faire valider par CB une carte changeant de code toutes les heures, devenant ainsi le premier fabricant à proposer le produit Motion Code aux banques en 2015.
“L’acquisition de NagraID fin 2014, société spécialisée dans les cartes avancées intégrant de l’électronique et des batteries, nous a permis d’avancer rapidement”, commente Patrice Meilland, vice-président de la ligne de produits Powered Cards. Une usine dédiée a été mise en place en Chine et le produit est certifié Visa, Mastercard et CB.
Gemalto a sorti mi-2017 une offre similaire, baptisée Dynamic Code Verification. Le groupe français et est même parvenu à créer une carte dont le code change toutes les 20 minutes.
“Un serveur spécifique doit être mis en place, au niveau de l’autorisation de la banque, pour valider le cryptogramme dynamique”, explique Nicolas Valette, en charge du marketing produit chez Gemalto.