Alors que le marché ne fait qu’émerger, plusieurs acteurs éditant des plateformes basées sur une technologie de registre distribué (DLT) destinées aux entreprises commencent à se positionner. Aux côtés des très connues Hyperledger fabric ou Corda, le discret Digital Asset Holdings (DAH) a décidé de se faire une place sur le créneau des marchés de capitaux.
Son objectif : améliorer les infrastructures existantes du marché financier, actuellement constituées de “silos de données maintenus indépendamment par chaque participant” et dont les activités de réconciliations sont “chères et prennent beaucoup de temps”, indique DAH dans son white paper datant de décembre 2016. La DLT doit permettre de “réduire les erreurs, les délais, les risques et l’inefficacité du capital” en créant “des structures de marché plus flexibles, augmentant le niveau d’innovation et permettant un reporting bien plus simple”.
La société dirigée par Blythe Masters, ancienne de JPMorgan se concentre principalement sur des applications post-trade des marchés de capitaux comme le règlement et la compensation, décrit un porte-parole de DAH à mind Fintech. “Nous avons réalisé les premiers tests des APIs de la plateforme”, indique Emmanuel Viale, directeur du laboratoire de R&D d’Accenture à Sophia Antipolis. Le groupe de services aux entreprises a pris une participation minoritaire dans Digital Asset Holding et a noué un partenariat technologique privilégié. “Ces APIs couvraient déjà plusieurs champs d’application : treasury et cash management ; compensation et règlement pour les bourses, et enfin OTC trading”, ajoute Emmanuel Viale. Sur son site, Digital Asset évoque aussi des applications pour les crédits immobiliers ou encore l’automatisation de remboursements dans la santé.