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Fintecture
paiement en ligne, paiement en magasin
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Faysal Oudmine
Cofondateur et CEO Fintecture depuis octobre 2017
Le paiement par initiation de virement en open banking peine à décoller en France. Selon une enquête conduite par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en 2024 auprès de six grands établissements bancaires français, l’initiation de paiement “demeure modérée et génère des revenus limités”. Une poignée d’acteurs se positionne néanmoins sur le créneau et mise sur la croissance de ce moyen de paiement dans les années à venir, notamment sous l’effet de la réglementation (DSP3, RSP, IPR) et de l’amélioration des parcours.
Parmi eux, Fintecture, qui est parvenu à s’imposer sur le segment de l’e-commerce, tout particulièrement auprès des grands comptes. La société a traité ses premiers paiements en 2020 et a signé le premier grand corporate début 2021. Aujourd’hui, elle compte parmi ses clients Saint Gobain, Edenred, CMA CGM, Total Energies, Pluxee, Bricoman, Maisons du Monde… “Nous sommes le fournisseur de choix des très gros marchands”, assure Faysal Oudmine, cofondateur et CEO, à mind Fintech.
Fintecture revendique entre 70 et 80 très grands comptes, qui représentent environ 70 % de ses revenus, 400 clients intermédiaires et un millier de marchands de plus petite taille. En septembre 2025, la société a par ailleurs annoncé avoir remporté un appel d’offre auprès de la direction générale des finances publiques (DGFiP). La fintech va intégrer le paiement par initiation de virement à sa plateforme PayFip, le dispositif de paiement des factures publiques (hors impôts), utilisé par plus de 72 000 collectivités et établissements publics et gérant plus de 26 millions de transactions par an. “C’est vraiment un tournant pour l’initiation de paiement en France”, assure le CEO.
3,2 millions d’euros de PNB en 2024
La société a enregistré en 2024 un produit net bancaire (PNB) de 3,2 millions d’euros, en hausse de 42 % par rapport à 2023, selon ses comptes annuels consultés par mind Fintech. En 2025, Fintecture s’attend à une croissance de 65 à 70 %, avec un PNB de 5 à 5,2 millions d’euros, révèle par ailleurs Faysal Oudmine. En 2024, la plateforme a collecté 2,3 milliards d’euros pour le compte de ses clients, et elle devrait finir l’année 2025 avec 3,4 milliards, soit plus de 50 % de croissance.
Pour séduire des marchands sur un créneau encore balbutiant, Fintecture a concentré sa promesse sur un segment de transactions particulier : la plateforme promet d’augmenter les taux de conversion sur les montants élevés – de quelques centaines d’euros jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Fintecture affiche ainsi une transaction moyenne de 1 500 euros (contre 50 euros environ pour les paiements cartes). “Les cartes ne fonctionnent pas bien pour ces montants, rappelle Faysal Oudmine. La gestion de la fraude n’est pas adaptée puisque les systèmes de cartes n’embarquent pas beaucoup d’informations.