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Alexandra Givry
Responsable de la direction des données et de la surveillance depuis décembre 2020
L’Autorité des marchés financiers (AMF) est mandatée pour plusieurs missions telles que protéger les épargnants, surveiller les marchés financiers et participer à l’harmonisation des réglementations financières internationales. Le régulateur utilise, “depuis les années 90”, une plateforme automatisée stockant toutes les informations nécessaires à son travail de surveillance. En pratique, “la plateforme de surveillance des marchés nous permet de détecter les opérations suspectes, comme les abus de marché, les délits d’initié ou les manipulations de cours par exemple, puis d’exploiter les informations pour investiguer. Elle sert également à surveiller les acteurs de marché, à suivre leur activité pour identifier comment ils évoluent ou pour voir s’il y a des dysfonctionnements. Enfin, il y a une optique réglementaire avec l’idée d’utiliser les données de marché pour asseoir nos positions sur des faits”, explique Alexandra Givry, responsable de la direction des données et de la surveillance de l’AMF.
Perte d’efficacité de la plateforme initiale
Pour remplir ses tâches, la plateforme s’alimente en déclarations de transactions, ordres de Bourse et informations diverses obtenues par des fournisseurs de données. “Le marché a évolué avec davantage d’automatisation, l’avènement du trading algorithmique et haute fréquence, le développement de divers produits financiers… Par ailleurs, depuis la crise financière de 2008, les nouvelles réglementations financières (directives MIF en 2007 et 2018, sur la vente à découvert en 2012, EMIR en 2014) ont de plus en plus offert l’opportunité d’introduire un reporting à destination des régulateurs”, décrit la responsable de la direction des données et de la surveillance.