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Bpifrance
financement des entreprises
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Olivier Goy
Fondateur et président du conseil de surveillance depuis novembre 2021
Comme bien d’autres fintech avant elle, la plateforme de prêts aux PME October a décidé en 2020 d’emprunter la voie de la commercialisation de sa technologie en SaaS, pour diversifier ses revenus. “Dès le début de l’année, nous avons vu beaucoup d’argent arriver sur les marchés avec la crise du Covid-19 et les prêts garantis par l’État (PGE) – que les plateformes de prêt comme October ne pouvaient pas distribuer, se souvient Olivier Goy, fondateur de la société et président du conseil de surveillance. Et nous avons assisté à la multiplication de deux cas : des sociétés trafiquant leurs chiffres pour améliorer la réalité de leur situation économique afin d’obtenir un prêt, et des fraudes organisées, dénoncées par Bercy. Alors que beaucoup de banques ont financé ces cas sans détecter les fraudes, nous avons constaté que nos outils technologiques les bloquaient automatiquement. C’est ainsi qu’a germé l’idée de permettre à d’autres institutions de s’en équiper pour vérifier plus rapidement la cohérence d’un dossier. C’est la suite logique de notre métier de prêteur, basé sur la qualité de notre technologie.”
Concrètement, October ne propose pas de réaliser un score de crédit, mais plutôt d’indiquer si les relevés et documents transmis par l’entreprise sont cohérents. “Nous analysons les dossiers et nous indiquons s’il s’agit d’un feu vert, rouge ou orange, explique Olivier Goy. Et nous leur expliquons en toute transparence pourquoi nous relevons telle incohérence, tel document suspect…