Confrontées à des coûts d’acquisition trop élevés ou à des marchés encore trop peu matures, nombreuses sont les fintech BtoC qui ont opéré un virage vers le BtoB, en profitant de la volonté de plus en plus forte des institutions financières d’innover. C’est le cas du français PayTop, spécialisé dans les transferts à l’international, la livraison de devises et les cartes multidevises.
PayTop a été créé par la société de capital-risque Truffle Capital en 2012 suite à la reprise de la start-up Sencillo, fondée en 2005 et spécialisée dans les transferts d’argent. Truffle investit alors 2,1 millions d’euros dans le projet et place en 2013 Minh Q. Tran (alors venture partner de Truffle Capital) au poste de directeur général. Fin 2013, PayTop emploie 17 personnes et revendique 12,5 millions d’euros de flux générés depuis sa création. Fin 2014, Truffle investit 3,3 millions d’euros supplémentaires dans la société, dont il est alors actionnaire à 94%. Désormais, la société de capital-risque détient plus de 96% du capital. Elle a investi plus de 10 millions d’euros dans Paytop depuis sa création.
Il faut dire que le créneau sur lequel se positionnait PayTop à ses débuts, le transfert d’argent à l’international en ligne et à moindre coût, est extrêmement compétitif et réclame des financements importants pour absorber les coûts d’acquisition. Entre 2010 et 2012 se sont lancés WorldRemit, TransferWise, Remitly ou encore Azimo, tous financés à coups de dizaines de millions de dollars.