Pouvez-vous revenir sur la création de max et sur le calendrier de son lancement, puisque le service est encore en phase de bêta test ?
À la demande de Ronan Le Moal, et en tant que DG d’une fédération de Crédit Mutuel Arkéa, j’ai réfléchi sur un nouveau modèle qui concilierait le meilleur de l’humain et du digital. En 2016, j’ai constitué une équipe projet de cinq personnes. Un an et demi après, max a reçu son agrément d’établissement de paiement le 15 septembre 2017 et a été lancé dans la foulée. Plusieurs milliers de clients se sont inscrits et nous les ajoutons progressivement. L’ouverture grand public est prévue pour début novembre.
Aujourd’hui, max propose à ses clients l’agrégation de leurs comptes bancaires ainsi que des services de conciergerie et de recommandation. Quand seront intégrés le compte de paiement et la carte Mastercard agrégatrice ?
Ils seront proposés à partir du 11 décembre.
Le service est 100% gratuit pour le client, paiements et retraits dans un DAB à l’étranger compris. La quasi-totalité des néo-banques ont fini par fixer des plafonds au-delà desquels ces opérations deviennent payantes car elles leur coûtaient bien trop cher. Ne craignez-vous pas de devoir faire marche arrière, comme N26 et Monzo ?
Le risque a été totalement intégré et anticipé. Dans les conditions générales, on précise que max doit être utilisé avec sagesse [“Vous vous engagez à utiliser le service avec une parfaite bonne foi et de manière raisonnée et responsable. Par exemple, si vous souscrivez la carte max, vous vous engagez à l’utiliser pour les retraits et les paiements à l’étranger sans abus. A défaut, max se réserve le droit de clôturer votre compte.”] Tout abus sera repéré et les personnes ne pourront plus être clients chez max. Nous apprécierons ce qui relève de l’usage normal et de l’usage abusif.