E-commerce : comment les solutions de lutte contre la fraude misent sur la DSP2

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En durcissant les exigences en termes d'authentification sur les sites e-commerce, la deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP2) pousse tous les acteurs de la chaîne de valeur à améliorer leurs dispositifs de lutte contre la fraude. Tour d’horizon des types de solutions sur ce marché.
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La DSP2 introduit de nouvelles exigences en matière d’authentification forte sur le paiement en ligne. Des dérogations (ou exemptions) seront cependant mises en place pour fluidifier le paiement, à condition que les acteurs puissent prouver leur capacité à réaliser des analyses de risque efficaces en temps réel. Une exemption sera par exemple possible lorsque le marchand sera inscrit par la banque acquéreur dans une liste blanche de partenaires de confiance, ou bien sur la base d’une analyse des risques de toutes les transactions traitées par l’acquéreur ou le PSP. Ainsi, si son taux de fraude est inférieur ou égal à 0,13%, l’acteur pourra débrayer l’authentification forte pour les transactions allant jusqu’à 100 euros (le taux monte à 0,01% pour la tranche 250-500 euros).

De quoi pousser tous les acteurs de la chaîne, des marchands aux banques émettrices et banques acquéreurs, à recourir à une solution de lutte contre la fraude innovante et performante. Les acteurs se positionnant sur ce créneau sont nombreux : Ingenico, Adyen, Payline, Stripe, CyberSource (filiale de Visa), Experian, Oneytrust, Global Collect, Fraugster, Feedzaï, Ravelin, Threatmetrix, Accertify, Signifyd, Sift Science… Mais ces solutions se positionnent différemment sur la chaîne de valeur du paiement en ligne.

Périmètre de la solution

Certains PSP acquéreurs, comme Stripe ou Adyen, gèrent à la fois l’acquisition et l’acceptation du paiement et intègrent aussi un module de lutte contre la fraude. Ces solutions mettent en avant les volumes de paiements gérés pour leurs clients et la masse de données leur permettant d’améliorer la détection des fraudeurs. Surtout, en opérant le rôle d’acquéreur et de PSP, elles ont directement accès à toutes les informations de paiement (nom du client, e-mail, adresse de facturation et de livraison…).

D’autres solutions, comme CyberSource (filiale de Visa), sont également des opérateurs de paiement en ligne mais ne sont pas acquéreurs et ne gèrent que le volet PSP. “Nous ne sommes pas acquéreurs puisque nous ne pouvons pas être en concurrence avec des banques qui sont clientes de Visa par ailleurs, indique Julien Duméry, responsable de CyberSource en France et en Belgique.

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