Qu’est-ce qui pousse la MAIF à se tourner vers l’open source ?
Guillaume Rincé : Dans l’ADN de la MAIF, il y a le souci d’une contribution à la société. Il nous semble donc pertinent d’inclure dans cette contribution sociétale une dimension technologique. Notre conviction repose aussi sur le fait que nous voulons revenir artisan de nos solutions. Comme beaucoup de sociétés de taille importante, nous sommes passés par une démarche partenariale avec des centres de services. Mais l’arrivée du digital fait que la fabrication des solutions est devenue un enjeu extrêmement important et sur lequel on veut investir. Il s’agit donc d’investir dans les technologies mais aussi dans les équipes qui les développent.
Comment ce mouvement a-t-il été enclenché ?
Emmanuel Sorel : Pour travailler l’agilité de notre modèle de distribution de produits digitaux, nous avons dû créer une plateforme qui est notre socle technologique. Deux choix ont été faits : adopter des briques open source sur étagère et créer nos propres solutions. A la posture d’utilisateur de solutions, nous avons ajouté celle de producteur. Cela répond à l’engagement inscrit dans notre charte numérique, adoptée en mai 2017, qui formalise le recours privilégié aux technologies open source. Pour aider nos équipes à s’approprier cette démarche, nous avons créé en mars 2018 sous la forme d’un jeu de cartes un manifeste sur notre manière d’aborder le code et le développement des produits digitaux à la MAIF.