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Bankin’
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Guillaume Sarthoulet
Directeur général de Bankin' Bankin’
Combien d’utilisateurs comptez-vous ?
Bankin’ est uniquement disponible sur les stores français [notée 4,2 sur 5 sur Android et 4,7 sur iOS, Ndlr], même si l’application permet aussi d’agréger des comptes de banques espagnoles, anglaises, allemandes, italiennes… Nous avons dépassé les 10 millions de téléchargements de l’application, et plus d’un million de comptes y sont connectés par les utilisateurs. Chaque jour, nous recensons plusieurs centaines de milliers de visites. En termes de base d’utilisateurs, nous avons atteint une certaine stabilité depuis trois ans. En revanche, nous enregistrons une croissance significative en termes de revenus.
Nous dépensons au grand maximum 10 euros (et souvent moins) pour recruter un utilisateur avec un compte synchronisé, ce qui nous permet de rentabiliser nos utilisateurs en moins de deux mois.
Notre principal canal d’acquisition est le bouche-à-oreille. Nous faisons aussi un peu de parrainage, ainsi que des campagnes sur les réseaux sociaux. Nous avons même un studio interne pour la création de vidéos, et nous misons sur des “shorts” tournés en interne par des comédiens pour promouvoir divers services de l’application (épargne, crédit, gestion de budget, gestion de factures, cashback…). Nous externalisons également certains contenus auprès de prestataires externes.
Pensez-vous atteindre un plafond en France ?
Non, et c’est l’un des objectifs de notre stratégie de diversification : attirer de plus en plus d’utilisateurs – nous visons tous les Français qui possèdent un smartphone et ont une banque. Nous avons progressivement construit et intégré des briques additionnelles à la gestion de budget. Nous proposons aujourd’hui cinq produits basés sur le socle de la donnée bancaire : la gestion de budget, l’optimisation de factures, le cashback, et enfin le crédit et l’épargne. En interne, nous avons des équipes “squads” dédiées à chacun des services, pour travailler dans une logique de super-app.
En 2024, nous avons aussi amélioré la phase d’onboarding pour que les utilisateurs synchronisent plus facilement leur compte, ce qui nous a permis de baisser de 20 % le coût d’acquisition et d’être de nouveau en conquête. Nous allons dépenser davantage en 2025 et, couplé avec la baisse du coût d’acquisition, cela nous permettra d’acquérir davantage d’utilisateurs, avec une potentielle accélération en 2026 et 2027 puisque 2025 sera une année charnière pour absorber les développements.
Comment fonctionne votre service d’optimisation des factures et comment en tirez-vous des revenus ?
Entre 2019 et 2021, nous opérions cette activité en direct avec une cellule d’une quinzaine de coachs qui aidaient nos utilisateurs à économiser. Nous avons arrêté en 2021 pour des raisons de modèle économique : cela n’était plus rentable à cause de la crise sur le marché de l’énergie, qui générait jusque-là 50 % du chiffre d’affaires de cette business unit.