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Bridge
API, paiement en ligne
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Fintecture
paiement en ligne, paiement en magasin
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Powens
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Linxo
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Lyra
paiement en ligne
Depuis la mise en oeuvre de la DSP2, les prestataires de services tiers (TPP) critiquent la qualité des API et des parcours bancaires – ce qui a d’ailleurs poussé la Commission européenne à proposer des obligations de performance pour les API des banques dans un projet de règlement pour les services de paiement (RSP). Des récriminations confirmées par une étude menée par le cabinet Frame et soutenue par France Fintech, l’AFEPAME, Bridge, Fintecture, Lyra Collect, Linxo et Powens et dévoilée le 25 janvier 2024. Les données étudiées s’étendent sur 6 mois, de novembre 2022 à mars 2023.
Si les parcours AIS, pour l’accès aux informations des comptes, sont désormais très satisfaisants – le taux de succès d’accès au compte est de 95 % en moyenne et assez uniforme -, le constat est accablant pour l’initiation de paiement. Le taux de conversion des transactions n’atteint que 44 % sur les 1,36 million de requêtes étudiées. 27 % des demandes sont rejetées et 8,5 % restent dans un statut intermédiaire. Aucune des banques contactées par mind Fintech n’a souhaité commenter les résultats de l’étude.
“L’étude révèle que compte tenu des taux de conversion actuels, l’initiation de paiement dans un cas d’usage d’achat e-commerce, et la promesse du remplacement de la carte bancaire, est impossible à tenir aujourd’hui, conclut Bertrand Jeannet, CEO de Powens. C’est d’ailleurs pour cela que Powens n’est pas positionné sur ce marché et préfère se concentrer sur des cas d’usage BtoB comme le paiement de factures, de salaires ou de loyers. Cela vient alors remplacer un processus de virements très manuel et même si les taux de conversion sont insuffisants, cela améliore quand même l’existant.”
Pour Olivier Binet, CEO de Bridge, « cette étude montre de grandes disparités entre les banques et met en lumière le fait que les parcours PIS ne fonctionnent pas aussi bien que les parcours cartes. L’objectif est d’attirer l’attention des régulateurs et des banques sur le sujet et de créer une discussion autour de la qualité des API et des parcours, car l’expérience n’est pas encore optimale. »
Le PIS, moins développé et mature que l’AIS
Marc Giordanengo, partner chez Frame, espère quant à lui que l’initiation de paiement suivra, dans les années à venir, la même voie que l’accès aux informations de comptes (AIS). “Tous les travaux et les efforts réalisés par le secteur sur les cas d’usage d’agrégation ont porté leurs fruits et ont permis une vraie structuration du marché – d’ailleurs bien souvent les banques elles-mêmes le proposent à leurs clients, commente-t-il pour mind Fintech.