Pourquoi avoir fait le choix de demander un agrément d’établissement de crédit, quand tous les acteurs français ont jusqu’ici préféré s’allier avec une banque pour aller plus vite ?
Notre approche est assez différente du monde fintech et d’ailleurs on ne se considère pas comme une fintech. Nous créons une banque, très technologique certes, mais avec l’activité et le business model d’une banque classique. A la suite de notre analyse du marché, nous avons considéré que pour bien adresser notre cible, les PME de plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires, il fallait être réactif sur un certain nombre de métiers, dont le crédit, la gestion de flux et le dépôt. Pour ce faire, il vaut mieux maîtriser tous les process, porter notre propre risque et le comprendre. Nous avons aussi d’ailleurs jugé qu’il fallait que nous créions toute notre technologie de core banking system pour innover et nous concentrer sur la relation client.
Pourquoi ne pas utiliser une solution cloud de core banking system, comme N26 par exemple, qui recourt à Mambu ?
Nous avons testé plusieurs solutions SaaS dont Mambu, qui a été lancée il y a sept ans tout de même. Mais elles ne répondent pas à ce qu’on imagine mettre entre les mains de nos chargés d’affaires. C’est pourquoi nous avons décidé de bâtir un core banking system, d’autant que ce n’est pas forcément plus lent à développer en interne.
En quoi ces solutions ne répondaient-elles pas à vos attentes ?
Les systèmes traditionnels se sont créés organiquement autour de la comptabilité des banques puis on y a rajouté des briques au fur et à mesure.