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manager.one
banque en ligne, carte bancaire, néobanque
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Pierre-Louis Durel
Vice-président développement corporate Yseop depuis novembre 2023
Après leur offensive auprès des particuliers, les néo-banques ciblent désormais le créneau des entreprises. En France, plusieurs d’entre elles se sont lancées depuis le début de l’année : N26 (en bêta), Revolut, Qonto ou encore manager.one (marque de la banque Wormser Frères). Et de nouveaux acteurs préparent leur arrivée, comme Shine, qui a levé deux millions d’euros pour démarrer son activité avant la fin de l’année. Ces néo-banques pour entreprises s’attaquent à un marché jusqu’ici occupé par les acteurs traditionnels et les experts comptables.
Cible prioritaire : les indépendants
La plupart des néo-banques ont débuté avec des offres destinées aux freelances. C’est le cas de l’allemande Kontist (qui assure sur son site que la cible sera bientôt étendue), de N26 (avec une déclinaison de son offre pour les particuliers, sans outils additionnels, réservée aux freelances et auto-entrepreneurs), de Shine… Certaines ont élargi la cible aux start-up et TPE, comme la finlandaise Holvi (“nous ciblons les entreprises de moins de 10 salariés”, nous décrit Antti-Jussi Suominen, CEO) ou Qonto. C’est sur ce segment de clientèle que le marché semble le plus évident. “Les besoins des petites structures sont encore assez mal couverts par les banques”, confirme Julien Maldonato, associé industrie financière chez Deloitte.
Les clients de manager.one pourront être basculés vers la banque Wormser Frères quand leurs besoins dépasseront ceux de l’offre en ligne : “pour les virements internationaux par Swift, les comptes à terme, des cautions bancaires…”. Comme la plupart de ses concurrents, manager.one se veut un “agrégateur de services fintech”. Lendix, soutenu depuis ses débuts par la banque Wormser Frères, pourrait faire partie des premiers partenaires.