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Le contexte
Le KYC (pour Know Your Customer ou connaissance client en français) désigne l’ensemble des procédures qui permettent de vérifier l’identité et l’intégrité des clients d’une entreprise conformément aux réglementations de due diligence en vigueur. En évaluant le risque client, ces dispositions visent à prévenir toute forme de criminalité financière : usurpation d’identité, fraude fiscale, blanchiment d’argent, corruption ou encore financement du terrorisme. Le KYC (ou KYB, Know Your Business, dans le cas d’une personne morale) s’applique lors de l’entrée en relation, mais aussi tout au long de la relation commerciale. De par la nature sensible de leurs activités, les établissements financiers figurent aux avant-postes et doivent traiter de nouveaux usages, notamment liés à l’émergence des cryptoactifs. Ceux qui ne sont pas en mesure de maintenir des contrôles KYC robustes et constants s’exposent à des pénalités financières significatives.
Les enjeux
S’adapter à une réglementation évolutive
Les exigences en matière de LCB/FT (lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme) évoluent de façon constante. La sixième directive (AMLD6) anti-blanchiment, appliquée depuis juin 2021, est venue durcir encore un peu plus les contraintes et les enjeux, en étendant notamment la responsabilité pénale aux personnes morales et aux entreprises.
