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Ariadnext
fraude, regtech
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Marc Norlain
Chief architect et membre du conseil d'administration Ariadnext depuis juillet 2021
Le spécialiste allemand de la vérification d’identité à distance IDnow a annoncé en juin 2021 le rachat d’Ariadnext. Quelles sont les raisons derrière cette opération ?
Au moment du rachat, Ariadnext comptait une centaine de collaborateurs et 15 à 20 % de son chiffre d’affaires était enregistré hors de France, ce qui n’était pas suffisant. Notre objectif était d’atteindre rapidement les 50 % hors de France, car nous sommes persuadés que la vérification d’identité à distance est un marché qui va s’internationaliser. Les exigences qui pèsent sur les organismes financiers s’harmonisent au niveau européen et cela n’a pas beaucoup de sens d’être un acteur national sur un marché comme celui-ci.
Fusionner nos activités avec IDnow a donc été la solution retenue. Le contexte était idéal, car la société était encore dirigée par ses fondateurs, en Allemagne, et parce que la philosophie du produit était la même que la nôtre. Il y avait certes des différences techniques dûes aux divergences réglementaires entre la France et l’Allemagne, et des développements sur des marchés différents : nous n’étions pas présents là où eux l’étaient, et réciproquement, à quelques exceptions près. Il n’y avait donc pas de recouvrement produit ni de recouvrement marché – seuls quelques recouvrements client, mais pas sur les mêmes marchés. L’objectif de la fusion est clair : créer un géant européen de la vérification de l’identité numérique.
En quoi a consisté l’opération, pour laquelle TechCrunch évoque un montant de 50 millions d’euros ?
Nous ne communiquons pas sur le montant, mais IDnow a racheté 100% des titres d’Ariadnext et nous avons été payés essentiellement en titres IDnow. IDnow a déjà bouclé plusieurs levées de fonds alors que chez Ariadnext, nous n’avions levé qu’une fois à nos débuts (1,3 million d’euros en 2010 auprès de SFR Développement).