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Skaleet
banque mobile, néobanque
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Martin Della Chiesa
CEO Skaleet depuis mai 2024
Comment s’est opéré le pivot de Skaleet vers le marché européen ?
Lorsque Long Arc Capital est entré au capital début 2021, en injectant 25 millions d’euros, Skaleet comptait une dizaine de clients, environ 3 millions d’euros d’ARR [revenu récurrent annuel, Ndlr] et tirait 85 % de son chiffre d’affaires de l’Afrique. La nouvelle stratégie visait alors à faire de Skaleet le leader paneuropéen du core banking. Entre 2021 et 2024, l’effectif de l’entreprise est ainsi passé de 25 à 120 personnes, avec une répartition atypique : une centaine de collaborateurs se consacrent à la tech et au produit. Cette allocation reflète le choix fondamental d’être un éditeur technologique pur, pas un acteur bancaire régulé.
Quelle est la différence fondamentale entre un éditeur de core banking et une plateforme de Banking-as-a-Service (BaaS) ?
Il existe deux univers distincts qui correspondent à deux modèles économiques différents. Pour comprendre cette distinction, il faut partir d’un principe simple : une banque, c’est de la distribution, de l’IT et de la régulation. Skaleet se positionne exclusivement sur la partie tech.
Le BaaS, lui, est une activité bancaire tech-enabled. Un acteur BaaS est soumis à une licence et met ses capacités bancaires à disposition de tiers. Son client final se retrouve alors agent ou, au mieux, intermédiaire en opérations de banque. Tous les clients de Skaleet sont à l’inverse régulés, sans exception. Ce choix implique un couple rendement-risque fondamentalement différent : Skaleet n’a pas de responsabilité réglementaire, pas de bilan, n’est pas régulé.