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Atlantic Money
transfert d'argent
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Neeraj Baid
Directeur produit Deel depuis novembre 2024
Les premières fintech spécialistes du transfert d’argent sont apparues au début des années 2010. Durant cette décennie, de nouveaux acteurs sont arrivés pour rendre ce service plus simple, moins cher, plus rapide… Qu’avez-vous souhaité changer en cofondant Atlantic Money en 2020 ?
Nous [Neeraj Baid et son cofondateur Patrick Kavanagh, deux anciens de Robinhood, Ndlr] avons voulu aider les personnes pour qui le transfert d’argent est important en mettant au point un produit de transfert d’argent à frais fixes [de trois euros ou livres jusqu’à 1 million d’euros transférés, Ndlr]. Nous visons des personnes qui envoient régulièrement de l’argent et qui souhaitent optimiser leur expérience en la matière. En général, nous constatons que ce sont des clients qui effectuent des transactions relativement importantes, de l’ordre de quelques milliers d’euros. [La société estime que le montant médian transféré via la plateforme est de 3 000 euros, Ndlr]
La mise en place de frais forfaitaires implique mécaniquement un seuil à partir duquel il devient plus intéressant de passer par Atlantic Money que par l’un de ses concurrents, à taux de change égal. Cela veut dire que vous visez une clientèle aisée, plus encore que Wise qui s’adresse pourtant aux CSP+, n’est-ce pas ?
Pour des frais de transfert basiques [sans option pour un paiement instantané notamment, Ndlr], ce seuil se situe entre 500 et 700 euros, en fonction des monnaies échangées. Mais il n’est pas nécessaire d’être extrêmement riche pour devoir transférer ce genre de montant.
Comment avez-vous établi cette commission fixe de trois livres ? Gagnez-vous de l’argent sur chaque transaction avec, peu importe son montant ?
Trois livres est le prix qui garantit à Atlantic Money d’être rentable sur chaque transfert. Cela montre à quel point le change est bon marché et que certains taux pratiqués sont injustifiés.