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Nickel
banque en ligne, transfert d'argent
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Carrefour Banque
carte bancaire, crédit en ligne
Le “business model” des néobanques (qui s’appuient sur un partenariat avec un établissement de paiement ou de crédit) et des challengers (dotés de l’agrément d’établissement de crédit) BtoC est encore loin d’être éprouvé. Peu d’acteurs dans le monde peuvent se targuer d’avoir atteint la rentabilité. Même si les coûts fixes sont moins élevés que ceux des banques traditionnelles, les coûts d’acquisition pèsent sur le modèle et surtout, les sources de revenus restent limitées.
Avec des comptes de base gratuits et peu ou pas de frais sur les paiements internationaux, et sans produits d’investissements sur lesquels se rémunérer, les néobanques et challengers ont bien du mal à se monétiser. Dans ces conditions, seuls les mieux financés parviennent à croître et survivre en attendant d’atteindre, un jour peut-être, le point mort. D’autres misent sur le développement en marque blanche pour soutenir les coûts du BtoC.
En France, aucune néobanque BtoC indépendante n’a levé suffisamment de fonds pour se maintenir sur le marché. Hormis Nickel, qui était en passe d’atteindre la rentabilité lorsqu’elle a été rachetée par BNP Paribas en 2017, toutes ont fermé ou ont été sauvées par un corporate. Passage en revue de la trajectoire des néobanques et challengers français.
Plusieurs échecs et abandons
Parmi les néobanques françaises lancées ces dernières années, plusieurs ont récemment abandonné leurs activités. Morning, start-up reprise par la Banque Edel en 2017, a fermé son activité BtoC en février dernier après de multiples déboires (lire notre enquête). Une autre néobanque de distributeur a connu un sort similaire. C-zam, néobanque lancée par Carrefour en mars 2017, a annoncé en mai 2020 que ses comptes seraient clôturés en juillet. C-zam visait deux millions de coffrets vendus en 2022, mais ne comptait que 120 000 clients début 2020 (lire notre baromètre publié en février 2020 sur le nombre de clients des néobanques et banques en ligne en France). Malgré un réseau de vente significatif (3 000 points de vente en France), l’enseigne n’a pas réussi à convaincre et son service client s’est montré défaillant.