Dans une étude publiée mi-juin, vous soulignez que 13% des adultes français ont utilisé des fonctionnalités de banque en ligne pour la première fois pendant la crise de la COVID-19. Avez-vous des précisions sur leur âge et les raisons pour lesquelles cette population ne s’y met “que” maintenant ?
Dans leur approche du numérique, beaucoup de banques prennent contact avec leur clientèle par segments, éliminant d’office celles et ceux qu’elles considèrent comme inactives numériquement pour se concentrer sur la part des 18 – 44 ans. Ceux-là, les banques les envisagent comme parfaitement habitués aux usages numériques. Sauf que c’est faux. Certains n’étaient toujours pas passés à la banque en ligne pour beaucoup de raisons différentes : ils ne se sentaient pas à l’aise avec l’idée, n’avaient jamais testé ce type de service, étaient inquiets sur la protection de leurs données…
Cela dit, on constate une évolution, avec des banques qui essaient maintenant aussi d’atteindre via des outils numériques les segments qu’elles considéraient comme intrinsèquement “hors ligne”.