Si l’open banking est désormais autorisé et réglementé, le partage de données bancaires n’est pas encore entré dans les habitudes de tous les Français. Les taux de complétion des parcours restent donc encore perfectibles. Créée fin 2018, la start-up française MiTrust promet à ses clients de les améliorer en agissant comme “un intermédiaire de confiance pour le partage de données personnelles et professionnelles”. La plateforme propose aux utilisateurs finaux de se connecter à leur banque, mais aussi à un opérateur télécom, un fournisseur d’énergie ou à des services étatiques, pour partager leurs données de manière sécurisée. Et face aux plateformes d’open banking, MiTrust met en avant “le rôle joué par la société pour mettre en œuvre le droit à la portabilité électronique des données avec le principe de minimisation”.
Quels cas d’usage ?
“Les services financiers représentent la majorité de nos clients, mais nous travaillons aussi avec des plateformes RH et avec les secteurs de l’immobilier, de la conformité, ainsi que des sites de jeux et paris en ligne”, note Xavier Drilhon, cofondateur et président de MiTrust. Ses principaux cas d’usage : “les situations d’onboarding ou les points de relation client pour lesquels il y a un besoin de collecter des données personnelles ou professionnelles fiables [via un questionnaire, la collecte de justificatifs, Ndlr] puis de les contrôler et de les saisir dans le SI”, ajoute Jean-Gaston de Lassus, directeur général. MiTrust propose de supprimer les frictions, qu’il s’agisse de documents peu lisibles, incomplets ou inexacts, en allant chercher les données à la source avec le consentement de l’utilisateur.
MiTrust permet d’accéder aux données bancaires, mais aussi de vérifier l’identité et de confirmer la majorité d’un utilisateur sans dévoiler son identité au client…