Comment SETL se différencie d’autres DLT spécialisées dans les infrastructures de marché, comme Digital Asset Holdings ?
Comme la plupart de nos concurrents, Digital Asset Holdings est un fournisseur technologique qui se rémunère sous licence. De notre côté, nous avons adopté depuis un an et demi une stratégie différente. La technologie permet de changer la structure de marché, habituellement composée de l’acheteur et du vendeur de titres et entre eux de brokers, dépositaires centraux de titres, chambres de compensation, teneurs de comptes… Si on vend la technologie à un intermédiaire, alors on diminue le coût de structure mais l’acheteur final ne voit pas le changement puisqu’un seul maillon de la chaîne a été disrupté.
L’objectif est donc de bâtir de nouvelles infrastructures de marché où acheteurs et vendeurs se connectent directement, des marketplaces en quelque sorte. Et pour le faire, nous créons des sociétés dont nous sommes un actionnaire minoritaire, en prenant 20 à 40% du capital environ. Puis nous fournissons la technologie à cette infrastructure de marché qui bénéficie directement aux utilisateurs finaux. Nous développons une plateforme pour chaque classe d’actifs : les actions, les parts de fonds, la dette corporate… Les deux populations cibles qui nous intéressent sont les corporates et les acteurs du buy-side (sociétés de gestion comme AXA IM ou Amundi, fonds de pension…).
Votre principal projet en France est une plateforme de tenue de registre de fonds baptisée IZNES. Pouvez-vous expliquer l’objectif de ce projet ?
IZNES permet de gérer la tenue de registre des sociétés de gestion, quand un investisseur achète ou vend une part de fond (reporting fiscaux, KYC, classification des clients, MIF2…). Actuellement, les sociétés de gestion travaillent avec un centralisateur et avec le dépositaire central de titres Euroclear, qui se connecte à une autre banque (voire plusieurs si c’est à l’international) puis à l’acheteur final.