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Bling
néobanque
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Pierre-Eloi Acar
Cofondateur et CEO Bling depuis septembre 2019
Fin 2023, vous avez relancé Bling, qui était initialement une application de microcrédit, en tant que néobanque, après de multiples péripéties. Depuis, vous avez réintroduit les avances, qui vous avaient pourtant valu de vous faire épingler par le régulateur. Comment ?
Depuis le lancement du compte, réintroduire un service d’avances était notre obsession tant ce levier est puissant pour pénétrer le marché [en juin 2021, deux ans après le lancement de son application de microcrédit, Bling revendiquait 250 000 avances octroyées à 100 000 personnes pour un montant cumulé de 15 millions d’euros. Elle sera finalement contrainte de cesser son activité en 2022, Ndlr]. Face aux offres gratuites de BoursoBank ou Revolut, notre compte à 9,90 euros par mois – bien que tout compris, illimité et sans frais cachés – nécessitait un produit d’appel fort. L’avance permet d’attirer les utilisateurs, de leur faire découvrir le produit et surtout l’absence de frais d’incidents, habituellement très coûteux pour les clients modestes.
Nous avons exploré de nombreuses pistes pour relancer ce service, en tant qu’agent d’un établissement de paiement [de Xpollens, Ndlr], en échangeant longuement avec l’ACPR et le groupe BPCE [maison-mère de Xpollens, Ndlr]. Cela nous a permis de lancer en avril 2024 des avances de 100 euros remboursables sous 62 jours, gratuites[dans sa première vie, Bling facturait une option express pour les utilisateurs souhaitant recevoir les fonds instantanément, Ndlr], sans aucun frais caché et disponibles pour tous – utilisateurs de Bling ou non.