Les néo-banques, qui fleurissent dans le monde entier, se posent des questions sur la pérennité de leur modèle face à des coûts d’acquisition importants. L’acteur français Compte Nickel, lancé en février 2014, continue pour sa part sa trajectoire ascendante. Il revendique plus de 465 000 clients à fin décembre 2016 et en vise 900 000 à un million d’ici à la fin de l’année. En décembre 2016, Compte Nickel a atteint un rythme de 26 000 comptes ouverts dans le mois et compte réaliser 46 000 ouvertures par mois d’ici à fin 2017.
En comparaison, au deuxième trimestre 2016, la banque en ligne Boursorama a ouvert 64 000 comptes, soit en moyenne 21 300 par mois (la donnée n’a pas été dévoilée par sa maison mère, Société Générale, au troisième trimestre). “Nous détenons 0,7 % du marché de l’Iban, alors que les banques en ligne ont mis 20 ans à en décrocher 2,5 % auprès des banques traditionnelles”, se targue Hugues Le Bret, fondateur et président de la Financière des Paiements Électroniques, l’établissement de paiement agréé par l’ACPR qui opère le service Compte Nickel. À terme, l’ancien PDG de Boursorama (2009-2010) veut atteindre 3 % à 8 % de part de marché.
13 % des clients versent plus de 2 000 euros par mois sur leur compte Nickel
Lors de son lancement, en 2014, Compte Nickel annonçait cibler les exclus bancaires (1,25 million de Français environ selon la Banque de France) et ceux en fragilité bancaire (3 millions environ) en ne réclamant aucune condition de revenus et en offrant une tarification claire et transparente, sans possibilité de découverts.