Comment définir le Banking-as-a-Service ?
Le Banking-as-a-Service (BaaS) consiste à fournir via des APIs bancaires divers services bancaires à des acteurs qui ne sont pas agréés. Il existe donc autant d’offres de BaaS que de services bancaires. Les services de paiement, d’abord : des acteurs comme MangoPay, Lemon Way ou Stripe permettent à des marketplaces d’ouvrir des comptes de paiement, de recevoir de l’argent dessus, d’émettre un moyen de paiement… Ce segment de l’acquisition de paiement est un marché déjà mature sur lequel se positionnent de nombreux acteurs.
Ensuite, d’autres offres permettent à leurs clients de proposer un compte bancaire de base : obtenir un chéquier, un IBAN, une carte bancaire. Ces acteurs du BaaS ouvrent des comptes pour les tiers et proposent des moyens de paiement. Plus récent, ce segment occupé par Treezor en France ou bien par Bankable (core banking proposé en partenariat avec des banques), SolarisBank, Wirecard ou encore Railsbank à l’étranger est en pleine croissance et en pleine mutation. Le start-up studio eFounders prépare une offre et Natixis, via S-money, s’est allié à Visa pour lancer un service similaire.
Moins développées, les offres de BaaS liées au crédit commencent tout de même à émerger. Elles sont par exemple proposées par l’allemand SolarisBank ou, en France, par Younited Credit.
Pourquoi le marché est voué à se développer
Le marché du BaaS, et notamment le créneau des offres bancaires, est à l’aube d’un fort développement. D’abord, car de nombreuses néo-banques se heurtant à des problèmes de monétisation et de rentabilité voient dans le BaaS un nouveau relais de revenus. C’est le cas de Starling au Royaume-Uni, de Fidor Bank en Allemagne ou de Morning en France, qui doit mettre prochainement son catalogue d’APIs à disposition de clients.
Plusieurs annonces laissent aussi présager un mouvement des banques traditionnelles vers le Banking-as-a-Service. Une tendance notamment enclenchée par la directive européenne sur les moyens de paiement (DSP2) : en poussant les banques à APIser certains de leurs services, en l’occurrence de paiement, elle entraîne une réflexion plus large sur l’APIsation et la commercialisation de leurs services en marque blanche.