L’un des éléments différenciants des néo-banques réside dans l’affichage instantané des transactions cartes sur l’application mobile. Mais hormis les nouveaux acteurs, seul ING Direct a annoncé vouloir fournir cette fonctionnalité à ses clients. Question de priorité, mais aussi d’obstacles au développement du service.
Quelle est la recette des néo-banques ?
L’écrasante majorité des applications mobiles bancaires permettant l’affichage en temps réel des transactions cartes – et souvent, l’envoi de notifications à chaque paiement – peuvent le proposer grâce à une spécificité de leur carte. La carte délivrée est une carte à autorisation systématique, habituellement réservée aux populations fragiles ou aux jeunes puisqu’elle évite de se retrouver en découvert non autorisé et de subir des agios.
Lors de chaque paiement, via le terminal de paiement électronique (TPE), une demande d’autorisation est envoyée par la banque acquéreur du commerçant à Mastercard, Visa ou au réseau CB, qui la transfère à la banque émettrice. L’autorisation est délivrée ou refusée en temps réel et l’information est retransmise au TPE. La banque émettrice, si tant est que son infrastructure le lui permet, peut alors exploiter l’information de l’autorisation et la mettre à disposition de son client en direct, même si le paiement n’a pas encore été effectué dans les faits. Il ne le sera que lors de l’envoi du batch et la compensation et le règlement seront effectifs à J+1… sauf chez certains acteurs, comme N26, qui assurent effectuer la transaction en temps réel grâce à leur back-office (et, dans le cas de N26, également grâce à la solution de core banking system utilisée, Mambu).
Avec une carte de débit ou de crédit traditionnelle, la demande d’autorisation n’est pas systématique lors du paiement. Elle est effectuée pour les montants importants, à la demande du commerçant ou encore, pour les petits montants, de manière aléatoire pour environ un paiement sur quatre seulement. Dans ce cas, la banque émettrice ne reçoit l’information du paiement qu’une fois les transactions remontées en batch puis une fois la compensation et le règlement effectués, à J+1.