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Monabanq
banque en ligne, banque mobile
Les applications mobiles tiennent un rôle croissant dans la relation entre les banques et leurs clients. En septembre 2018, 35 % des français consultaient leur compte sur une application mobile, et 29 % y réalisaient leurs opérations bancaires, selon la huitième édition de l’étude “Relations banques et clients” de Deloitte.
mind Fintech s’est intéressé ces derniers mois à la manière dont les banques en ligne et les néobanques s’emparent du sujet. D’abord en étudiant les fonctionnalités qu’elles proposent dans ces logiciels, en novembre 2018, puis à l’usage qu’en ont leurs clients, en mars dernier. Nous prolongeons cette série en nous penchant sur leurs choix techniques : quels “pisteurs” les banques en ligne et les néobanques ont-elles installés dans leurs applications, et quelles permissions demandent-elles ?
Afin de collecter des données sur leurs utilisateurs et leurs usages, surveiller le bon fonctionnement de l’application, ou y proposer des services, comme des push notifications, leurs développeurs y incorporent parfois des bouts de codes baptisés “kits de développement”, ou softwares development kits (SDK) en anglais. Depuis 2017, l’association Exodus Privacy, un groupe d’activistes rassemblé en association, recense grâce une méthode présentée sur Github (lire également l’encadré sur sa méthodologie) ceux qui ont été installés dans plus de 56 000 applications Android dans le monde. « Nous avons choisi de rendre nos travaux publics afin de contribuer à la transparence de l’écosystème numérique« , expliquait en 2018 à mind Media l’ex-présidente de l’association, Esther Onfroy. L’analyse a toutefois quelques limites : « Nous pouvons parfois ne pas être exhaustifs, car nous ne cherchons que les traqueurs que nous avons préalablement identifiés [près de 200 en avril 2019, ndlr] et nous n’avons pas la prétention de tous les connaître.